
1. Définis un budget réaliste et l’apport disponible
Avant de consulter le moindre portail immobilier, la première étape consiste à clarifier ton budget total et l’apport que tu peux couvrir avec tes économies. Dans la pratique bancaire courante en Roumanie, l’apport minimal standard pour un crédit immobilier classique est en général de 15 % de la valeur d’évaluation du bien, selon les spécialistes en crédits hypothécaires.[1]
En parallèle, il est essentiel de calibrer ta mensualité par rapport à tes revenus. Le rapport de stabilité financière de la Banca Națională a României prend en compte, dans les scénarios standard d’accessibilité, un apport de 15 % et un taux d’endettement d’environ 40 à 45 % du revenu net du ménage.[2] Par prudence, il est recommandé que le total mensuel des remboursements de crédits ne dépasse pas 40 % du revenu net de la famille.
N’oublie pas qu’en plus du prix de l’appartement et de l’apport, tu devras aussi couvrir des coûts annexes : évaluation du bien, frais de notaire, frais de cadastre et de publicité foncière, éventuelles commissions bancaires, déménagement et aménagement.
Pour un achat confortable, construis ton budget en partant de : apport minimal 15 %, mensualité inférieure à 40 % du revenu net et une réserve d’au minimum 5 à 7 % de la valeur du logement pour les taxes et les aménagements.
Si tu vises le programme gouvernemental Noua Casă, sache que pour les logements dont le prix va jusqu’à 70.000 euro tu peux accéder à un apport minimal de 5 %, et pour ceux dont le prix va jusqu’à 140.000 euro l’apport minimal est de 15 %, selon les informations officielles communiquées par Guvern et le Fondul Național de Garantare.[3][4]
2. Marché et type d’appartement : comment définir ta cible

Une fois le budget clarifié, l’étape suivante consiste à définir le type d’appartement et la zone. Les statistiques ANCPI montrent un flux soutenu de transactions immobilières au niveau national, avec des rapports mensuels dédiés à l’évolution du marché, ce qui confirme un intérêt constant pour l’achat de logements.[5] Dans les grandes villes, les écarts de prix entre quartiers peuvent être significatifs, d’où l’importance d’un filtrage attentif des offres.
Quelques facteurs à prendre en compte lorsque tu choisis l’appartement :
- Localisation, accès aux transports publics et aux infrastructures (écoles, crèches, services médicaux).
- Type de construction, année de l’immeuble et niveau de risque sismique.
- Coûts mensuels d’entretien et efficacité énergétique du bâtiment.
- État de l’appartement, s’il nécessite une rénovation complète ou seulement des mises à jour mineures.
- Situation juridique : inscription au cadastre, hypothèques existantes, copropriétaires, éventuels litiges.
À ce stade, il est utile de discuter en parallèle avec un courtier en crédits ou avec la banque, pour obtenir un accord de principe de financement. Tu sauras ainsi exactement quel budget t’est accordé avant de faire une offre ferme au vendeur.
3. Vérifications juridiques et financières avant de signer quoi que ce soit
Aussi bien que puisse paraître l’appartement, ne te fie pas uniquement à la visite. Demande au vendeur un extrait de carte foncière à jour, les titres de propriété, un certificat fiscal et, le cas échéant, l’historique des hypothèques ou des charges.
Les documents de base à vérifier sont :
- Extrait de carte foncière pour information, récent, pour voir le propriétaire, les surfaces et les éventuelles charges.
- Titre de propriété (acte de vente, donation, succession, etc.).
- Certificat fiscal délivré par la direction des taxes locales, attestant l’absence de dettes fiscales.
- Certificat de performance énergétique, obligatoire à la vente.
À cette étape, tu peux faire intervenir un avocat ou le notaire que tu as choisi pour vérifier les documents et identifier à temps d’éventuels risques, afin que la promesse de vente et le contrat définitif ne réservent pas de mauvaises surprises.
4. Les coûts réels de la transaction : frais de notaire, impôts et frais de cadastre
De nombreux acheteurs ne calculent que l’apport et la mensualité, mais sous-estiment les coûts chez le notaire et à l’ANCPI. Depuis 2024, les honoraires minimaux des notaires sont réglementés par l’Ordre du ministre de la Justice no 177/C/2024, et les calculateurs de frais notariaux mis à jour pour 2024-2026 utilisent ces barèmes officiels pour estimer correctement les coûts.[6][7]
Un calculateur de frais notariaux dédié aux ventes d’appartements, actualisé au niveau de l’année 2026, te permet d’estimer les honoraires du notaire, l’impôt dû et les frais de carte foncière en fonction du prix de vente et du type de transaction.[8][9] En général, pour une vente standard, l’acheteur supporte les honoraires du notaire et les frais d’inscription au cadastre, et le vendeur, le cas échéant, l’impôt sur le revenu provenant du transfert de propriété immobilière.
Selon les explications d’un rapport d’analyse concernant la fiscalité des transactions immobilières, il n’est pas dû d’impôt sur le revenu provenant du transfert des propriétés immobilières du patrimoine personnel pour les transactions d’une valeur allant jusqu’à 450.000 lei.[10] Pour la valeur qui dépasse ce seuil, un impôt proportionnel est appliqué, calculé par le notaire, conformément au Code fiscal en vigueur à la date de la transaction.
La taxe d’inscription perçue par l’ANCPI pour l’enregistrement du droit de propriété est calculée en pourcentage de la valeur déclarée du bien. Pour les personnes physiques, le tarif standard est de 0,15 % de la valeur de transaction, selon les informations mises à disposition par les offices de cadastre et par les calculateurs officiels de frais notariaux.[11][8]
Le moyen le plus efficace d’éviter les mauvaises surprises est de saisir dans le calculateur notarial le prix estimé de l’appartement avant de faire ton offre, afin de savoir dès le départ combien tu paieras effectivement chez le notaire et au cadastre.
5. De l’avant-contrat à la signature définitive chez le notaire
Une fois le prix convenu avec le vendeur et la confirmation obtenue de la banque qu’elle t’accorde le financement, vient l’étape contractuelle.
L’avant-contrat (promesse de vente) se signe en général chez le notaire et comprend : le prix final, le délai de signature du contrat définitif, la somme versée à titre d’apport ou d’arrhes, ainsi que les conditions de résiliation. Il est recommandé que toute somme significative versée avant le contrat définitif soit clairement mentionnée dans l’avant-contrat.
Le contrat de crédit immobilier se signe avec la banque, après l’approbation du dossier. Dans le cadre du programme Noua Casă, Guvern a alloué pour l’année 2024 un plafond de garanties de 1 milliard de lei, pour des crédits en lei destinés à l’achat d’un seul logement, conformément à la décision de gouvernement et aux communications officielles.[3][4] Les conditions concrètes de taux d’intérêt et de commissions sont fixées en fonction de l’offre et de ton profil de risque.
Le contrat de vente se signe devant le notaire, après que la banque a viré le crédit sur le compte indiqué (généralement un compte séquestre ou directement celui du vendeur) et après vérification de tous les documents. Le notaire rédige l’acte, le lit aux parties, recueille les signatures et ordonne l’inscription au registre foncier.
Ensuite, l’ANCPI procède à l’inscription du droit de propriété, et tu reçois l’extrait de carte foncière d’authentification, le document qui atteste officiellement que tu es propriétaire du nouvel appartement.
Dans tout ce processus, la clé d’une transaction sûre et sans mauvaises surprises est la planification : budget clair, vérifications juridiques approfondies, compréhension des coûts réels et collaboration étroite avec la banque, le notaire et, le cas échéant, un conseiller immobilier ou un courtier en crédits.
Sources
- ipotecare.ro – Avansul minim standard și avansul în Programul Noua Casă
- BNR – Raport asupra stabilității financiare 2024
- Hotărârea Guvernului nr. 63/2024 privind Programul Noua Casă
- AGERPRES – Plafon de garanții pentru Noua Casă 2024
- ANCPI – Statistici și rapoarte privind tranzacțiile imobiliare
- Totul Calculat – Calculator taxe notariale, conform OMJ 177/C/2024
- casaX.ro – Calculator taxe notariale, grile UNNPR 2024–2026
- NotariatPublic.com – Calculator taxe notariale și taxă de intabulare ANCPI
- Ministerul Finanțelor – Notă de fundamentare modificare HG 717/2009 (Programul Noua Casă)
Întrebări frecvente
Ce avans minim îmi trebuie pentru un apartament cu credit ipotecar clasic?
À l’heure actuelle, l’apport minimal standard demandé par les banques pour les crédits immobiliers classiques est en général de 15 % de la valeur d’évaluation du bien, conformément à la pratique courante mise en évidence par les spécialistes en crédits hypothécaires.
Cât de mare ar trebui să fie rata lunară față de venitul meu net?
Il est prudent que la mensualité totale de tes crédits ne dépasse pas environ 40 % du revenu net du ménage, en ligne avec les scénarios d’accessibilité analysés par la BNR dans le rapport de stabilité financière.
Ce taxe mai plătesc în afară de prețul apartamentului și avans?
En plus de l’apport et du prix de l’appartement, tu paieras les honoraires du notaire, la taxe d’inscription à l’ANCPI (généralement 0,15 % de la valeur de la transaction pour les personnes physiques), l’éventuel impôt sur le revenu provenant du transfert de propriété dû par le vendeur, ainsi que les coûts d’évaluation, les commissions bancaires, le déménagement et l’aménagement.