
Ce que signifie réellement le « coût du loyer » en 2026
Lorsque vous regardez une annonce de location, la première chose que vous voyez est le loyer mensuel. En réalité, le budget que vous devez préparer au début du contrat et pendant toute sa durée est bien plus élevé. En 2026, dans un contexte d’inflation encore élevée et de hausse du coût de la vie, la planification attentive de ces dépenses n’est plus un luxe, mais une nécessité.
En plus du loyer de base, vous aurez à payer une garantie, éventuellement une commission d’agence, les charges, l’entretien et des taxes à l’État, selon votre situation (propriétaire ou locataire). De plus, vous devez tenir compte de l’évolution générale des prix des biens et services, qui affecte indirectement votre budget logement.
Lorsque vous établissez votre budget de relocalisation, prenez en compte que, le premier mois, vous pouvez en arriver à payer l’équivalent de 3 à 4 loyers mensuels cumulés, en incluant la garantie, la commission et les charges estimées.
Le loyer de base et l’évolution des prix

Le loyer mensuel est la somme indiquée dans le contrat pour l’usage du logement. À un niveau agrégé, Institutul Național de Statistică inclut le loyer dans l’indice des prix à la consommation, dans le groupe « Locuință, apă, electricitate, gaze și alți combustibili ». Les données de l’INS, reprises également dans les statistiques de Banca Națională a României, montrent que ces dernières années cette catégorie a contribué de manière significative à l’inflation générale, même si sur le segment de l’énergie électrique et du gaz on a enregistré temporairement des baisses grâce aux plafonnements de prix.(bnr.ro)
Parallèlement, l’INS a signalé en 2026 une hausse brutale de l’indice pour le groupe « Chirie » dans les statistiques officielles, principalement comme effet de la modification des tarifs mensuels appliqués aux logements du parc immobilier public, à la suite d’une décision gouvernementale qui a relevé le niveau des loyers pour les logements appartenant à l’État et aux autorités locales.(economica.net) Cette modification ne signifie pas que tous les loyers du marché privé ont augmenté instantanément du même pourcentage, mais elle exerce une pression haussière sur le niveau général des loyers, surtout dans les grandes villes.
Dans la pratique du marché, les propriétaires ajustent les prix en fonction de l’offre, de la demande et des coûts. Un facteur à surveiller est l’évolution générale de l’inflation, publiée trimestriellement par la BNR et chaque mois par l’INS. Si l’inflation demeure à un niveau relativement élevé, il est prudent de prévoir une marge de 5 à 10 % dans le budget annuel pour d’éventuelles renégociations ou déménagements.
La garantie : combien est bloqué et pour quelle durée
Le dépôt de garantie est la somme que le propriétaire retient au début du contrat comme protection contre d’éventuels dommages ou arriérés. La législation ne fixe pas de plafond explicite pour le nombre de mois de garantie, mais, en pratique, sur le marché résidentiel standard, on demande généralement l’équivalent d’un mois de loyer, et parfois deux mois pour les logements meublés haut de gamme ou pour des locataires sans historique de location.
La garantie n’est pas un coût consommé, mais un capital bloqué. Toutefois, du point de vue de la trésorerie, vous devez la traiter comme un coût initial : si le loyer est de 500 euros, un dépôt d’un mois signifie 500 euros supplémentaires que vous devez avoir disponibles à la signature. En outre, en cas de litige ou de dégradations, la récupération intégrale de la garantie peut être difficile, de sorte qu’une partie de la somme peut effectivement se transformer en coût.
Les propriétaires doivent tenir compte du fait qu’avec la professionnalisation du marché et l’attention accrue de l’ANAF portée aux revenus locatifs, la documentation claire de l’état du logement à la remise et à la restitution (procès-verbaux, photographies) devient essentielle pour justifier d’éventuelles retenues sur la garantie.
La commission de l’agence immobilière et comment la négocier
Bien qu’elle ne soit pas réglementée par une loi spéciale, la commission des agences immobilières est devenue une pratique standard sur le marché. De nombreuses agences facturent une commission proportionnelle au loyer mensuel, différente pour les locataires et les propriétaires, selon les services rendus. Certaines grandes agences de București, par exemple, mettent en avant un modèle de travail dans lequel les coûts initiaux sont nuls pour le propriétaire, la commission étant encaissée à la transaction, avec un niveau affiché de manière transparente sur le site.(vib.ro)
En pratique, sur le segment résidentiel, le niveau de la commission est généralement compris entre 50 % et 100 % de la valeur d’un mois de loyer pour le locataire ou pour le propriétaire, selon la partie qui contracte le service. La structure exacte de la commission, qui la paie et à quel moment elle est payée doit figurer en détail dans le contrat d’intermédiation ou dans le contrat de prestations de services de l’agence.
Si vous êtes locataire, incluez la commission dans le budget initial. Par exemple, pour un loyer de 500 euros, une commission de 50 % signifie 250 euros supplémentaires, et une commission de 100 % ajoute encore un loyer le premier mois. Si vous êtes propriétaire, vérifiez quels services sont inclus : promotion professionnelle, sélection et vérification des locataires, assistance à la signature du contrat, gestion ultérieure de la relation avec le locataire. Une commission plus élevée peut être justifiée si elle vous fait gagner du temps et réduit les risques d’impayés ou de dégradations.
Charges, entretien et autres dépenses mensuelles
En plus du loyer de base, vous devez inclure dans votre budget les coûts des charges et de l’entretien : énergie électrique, gaz naturel ou énergie thermique, eau, assainissement, enlèvement des déchets, services d’administration, mais aussi des services optionnels comme internet et TV.
Les bulletins et rapports de la BNR, fondés sur les données de l’INS, montrent que les prix de l’énergie électrique et du gaz ont eu une évolution volatile ces dernières années, avec de fortes hausses en 2021–2022, suivies de baisses temporaires dues aux interventions des autorités et aux plafonnements de prix, ce qui a même conduit à une dynamique annuelle négative sur ce segment fin 2023.(bursa.ro) À moyen terme cependant, tant la BNR que des analyses indépendantes attirent l’attention sur le fait que la libéralisation progressive du marché de l’énergie peut de nouveau exercer des pressions sur les factures.(bns.ro)
Dans ce contexte, il est prudent pour un locataire d’estimer un budget mensuel de charges avec une marge de sécurité de 10 à 20 % au-dessus de la moyenne des derniers mois, surtout pendant la saison froide. Les propriétaires qui louent des logements en régime de « loyer charges comprises » doivent tenir compte de ces risques au moment de fixer le prix, afin d’éviter les situations où le loyer encaissé ne couvre plus les coûts.
- Électricité, gaz ou énergie thermique : variation saisonnière, avec des pics en hiver.
- Eau, assainissement, enlèvement des déchets : fixés par les tarifs des opérateurs locaux, mis à jour périodiquement.
- Entretien et charges d’immeuble : fonds de roulement, réparations, services communs, fixés par l’association de propriétaires.
- Internet et services télécoms : forfaits standard, généralement souscrits directement par le locataire.
Dans les grandes villes, il n’est pas rare que le total des charges et de l’entretien atteigne 30 à 50 % de la valeur du loyer pendant les mois d’hiver, en fonction du type d’immeuble, de l’isolation et de la consommation.
Taxes et obligations envers l’État : ce que doivent savoir propriétaires et locataires
À partir de 2024, l’ANAF a lancé un guide dédié aux personnes physiques qui obtiennent des revenus de la location de biens meubles et immeubles, dans lequel il explique les obligations fiscales concernant l’impôt sur le revenu et la contribution d’assurance maladie (CASS), les modalités de déclaration et de paiement, ainsi que le cadre juridique applicable.(agerpres.ro)
En résumé, c’est le propriétaire qui doit l’impôt sur les revenus locatifs et, le cas échéant, la CASS, en fonction du niveau total des revenus extra-salariaux. Les revenus locatifs sont classés dans la catégorie « venituri din cedarea folosinței bunurilor », et les règles actuelles prévoient un impôt sur le revenu net, calculé après application d’un taux forfaitaire de dépenses, avec un taux d’imposition de 10 %.(legislatie.just.ro) Pour les revenus élevés, qui dépassent le seuil annuel fixé en fonction du salaire minimum, la CASS est également due, conformément à la législation fiscale en vigueur et aux guides de l’ANAF.
Le locataire ne paie pas directement de taxes à l’ANAF pour un loyer enregistré de manière classique, mais il a intérêt à ce que le propriétaire remplisse ses obligations fiscales. Un contrat enregistré et des revenus déclarés correctement signifient plus de sécurité juridique pour les deux parties, y compris dans les situations où un soutien bancaire, un visa de résidence ou la prise en charge du loyer (par exemple, pour les salariés relocalisés) sont nécessaires.
Pour les propriétaires, la non-déclaration des revenus locatifs peut entraîner pénalités et intérêts de retard, et, dans les cas graves, relève de la fraude fiscale, comme il ressort du cadre général de la législation fiscale et des références du Ministerul Finanțelor concernant la lutte contre l’évasion fiscale.
Conclusion : comment construire un budget réaliste pour le loyer
En 2026, le coût réel d’un logement en location résulte de l’addition de plusieurs montants : le loyer de base, le dépôt de garantie, la commission d’agence, les charges et l’entretien, plus, pour les propriétaires, les taxes dues à l’État. L’évolution générale de l’inflation et des prix de l’énergie peut modifier sensiblement ce tableau au cours du contrat.
En tant que locataire, partez du loyer de base, ajoutez au moins un mois de garantie et éventuellement une commission d’agence, puis estimez soigneusement les charges, avec une marge de sécurité. En tant que propriétaire, calculez le revenu net après impôt et CASS lorsque c’est le cas, en gardant à l’esprit que toute hausse des coûts liés aux charges peut exercer une pression sur la relation avec le locataire, surtout si vous avez convenu d’un loyer charges comprises.
Quel que soit votre rôle, suivez en permanence les données publiques de l’INS, de la BNR et de l’ANAF. Elles vous offrent le contexte macroéconomique nécessaire pour comprendre pourquoi les loyers augmentent, comment évolue le coût des charges et quelles sont vos obligations fiscales, afin de prendre des décisions éclairées et d’éviter les mauvaises surprises.
Sources
- Institutul Național de Statistică – baze de date TEMPO, indicii prețurilor de consum
- Banca Națională a României – Rapoarte asupra inflației și buletine lunare
- BNR – Raport anual 2023 și analize privind prețurile la energie
- AGERPRES – comunicat ANAF privind ghidul pentru veniturile din închirieri, aprilie 2024
- Economica.net – explicațiile INS privind creșterea indicelui pentru grupa „Chirie”, 2026
- VIB Imobiliare – prezentare servicii și model de comision pentru proprietari
- Portal Legislativ – legislație fiscală relevantă pentru veniturile din chirii
Întrebări frecvente
Ce sumă trebuie să pregătesc la semnarea unui contract de închiriere?
En règle générale, au minimum le loyer du premier mois, un mois de garantie et, si vous travaillez avec une agence, une commission qui peut atteindre la valeur d’un mois de loyer. Au total, prévoyez l’équivalent de 3 à 4 loyers mensuels cumulés pour couvrir tous les coûts initiaux.
Cine plătește impozitul pe chirie în România?
L’impôt sur les revenus locatifs est payé par le propriétaire, sur la base du contrat de location et des règles fiscales concernant les « venituri din cedarea folosinței bunurilor ». Le locataire ne doit pas d’impôt directement à l’ANAF, mais il a intérêt à ce que les revenus soient déclarés correctement, pour une meilleure sécurité juridique.
Cum pot estima corect costul utilităților când închiriez un apartament?
Demandez au propriétaire les dernières factures de charges, examinez leur évolution sur une année entière et ajoutez une marge de sécurité de 10 à 20 %, en tenant compte des rapports de l’INS et de la BNR concernant l’inflation et le coût de l’énergie. Ainsi, vous réduisez le risque de sous-estimer les dépenses mensuelles réelles.